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"El réfugié guatémaltèque"

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Dans les années quatre-vingt et dérivé des conflits internes déclenchés en Amérique Centrale, principalement au Guatemala, a commencé dans notre pays une étape dénommée « le refugié guatémaltèque ».

Pendant cette époque, on a enregistré l'afflux massif de 46 mille paysans guatémaltèques, considérés comme des réfugiés qui se sont installés dans un premier temps dans des camps à Chiapas et a partir de 1994, dans les états de Campeche et de Quintana Roo.

Le Gouvernement Mexicain, convaincu de donner l'adéquate protection aux réfugiés, et le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR), organisme international chargé de fournir des protections aux réfugiés, se sont convenus en 1982 d'établir dans notre une représentation de cette dite organisation internationale.

A partir de 1984, le Gouvernement Fédéral, par le biais de la COMAR, avec le soutien de HCR  et du Programme Mondial des Aliments, a mis au point divers programmes d'assistance pour aider la population des réfugiés, conçus pour répondre aux besoins de logement, santé, éducation et nourritures.

En 1989, grâce au rapatriement volontaire, plus de 4 mille réfugiés sont retournés au Guatemala individuellement. En 1993, un programme spécial de rapatriement volontaire a été lancé, orienté et organisé le retour volontaire des réfugiés au Guatemala. En 1999, environ 42.737 réfugiés ont profité du rapatriement volontaire.

En 1994, les réfugiés qui restent dans notre pays ont considéré leur retour volontaire ou leur  résidence permanente. D'ici là, les réfugiés ont atteint des niveaux d'autonomie qui leur ont  permis de cesser de compter sur l'aide alimentaire, ils avaient des services de santé adéquats et le système éducatif couvrait l'enseignement pré-scolaire jusqu'à l'éducation moyenne. La population desservie par la COMAR était de 30.059 personnes, parmi lesquels on  retrouvait des réfugiés guatémaltèques et leurs descendants nés au Mexique.

Le gouvernement mexicain, en 1996, a entrepris l'intégration définitive des réfugiés guatémaltèques dans la société mexicaine. Les réfugiés, s'ils le voulaient ainsi, pouvaient rester dans notre pays et obtenir leur régularisation migratoire et principalement le statut «  assimilé » ou la nationalité mexicaine.

Au cours du processus d'intégration, deux programmes de base on été développés, le programme de régularisation migratoire et le programme de Naturalisation et de façon complémentaire on a mis sur pied des programmes visant à régulariser le régime foncier, la génération des revenus et l'incorporation de la communauté des réfugiés aux systèmes nationaux d'éducation et de santé.

En 1989, à travers le contrôle du Programme de Régularisation Migratoire, on avait donné des documents à environ 18,420 personnes. En outre, grâce au programme de Naturalisation jusqu'à sa fermeture en décembre 2004, un total de 10,098 lettres de naturalisation a été livré.

Au fil du temps, les camps des réfugiés se sont convertis en petits villages habités par des mexicains par naturalisation, mexicains de naissance (fils des anciens réfugiés) et un nombre moindre de guatémaltèques immigrants ou immigrés.

Le Gouvernement Mexicain au cours de l'intégration des réfugiés a encouragé l'autosuffisance économique. En 1997, avec l'appui financier de l'Union Européenne, a été élaboré le  « Projet d'Appui pour l'Intégration Définitive des Réfugiés Guatémaltèques dans les Etats de Campeche et de Quintana Roo » visant a promouvoir l'activité productive de la population des anciens réfugiés et Mexicains.

En décembre 2000,  le Gouvernement Mexicain et l'Union Européenne ont convenu d'élaborer un deuxième Projet d'Appui pour l'Intégration Définitive des Réfugiés Guatémaltèques, en étendant les avantages aux populations qui vivent à Chiapas.

Última modificación:
Feb 2, 2011 10:09:15 AM por Rafael Arteaga
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